Sardaigne – 25.12.2021


25.12.2021, Cagliari


Chère Maman,

Ça y’est, j’ai retrouvé Alice depuis hier ! C’était un drôle de 24 décembre pour nous deux. 

J’ai mal au dos ce matin.
Je me lève, Alice est toujours dans un semi sommeil. J’entends Giorgio (l’italien qui nous héberge avec qui nous avons passé la soirée hier soir) dans la chambre à côté qui ronfle.
Je m’habille et je range mes affaires.
Mon vélo et mes sacoches vont rester là. Je prends le strict nécessaire pour les 5 prochains jours. Mes habits et mes carnets.
Giorgio est dehors quand je sors de ma chambre. Il est allé ramasser trois oranges.
Nous partons en voiture avec lui qui nous avance un peu à un spot d’autostop.
Personne ne s’arrête.
On attend un moment. Puis c’est un vieux monsieur un peu gros avec une odeur de savon qui nous prend et nous dépose un peu avant Sassari.
Et c’est l’attente au bord d’une route, dans une zone industrielle. Plusieurs voitures s’arrêtent mais ne vont pas dans notre direction. Enfin un monsieur et une jeune femme nous prennent. La voiture est… miteuse. Des punaises colorées sont plantées dans le plafond. Les portières sont arrachées. La mousse en sort. Beurk. La jeune femme est plutôt très bien habillée, très classe, très chic. En même temps c’est Noël aujourd’hui. Je me dis que le monsieur doit être son père. Peut-être pas. Peut-être qu’ils vont à un repas de famille. Oui c’est le 25 décembre. Une musique passe à la radio et la fille chante.
Nous sommes au bord de l’autoroute. Tu n’aimerais pas beaucoup nous savoir là je crois. Les voitures vont vite. On attend depuis longtemps quand tout à coup on voit deux filles arriver en marchant le long de la grande route. Alice pense que c’est pour nous. Il y a une voiture arrêtée plus loin. Moi je continue à lever mon pouce. Alice va à leur rencontre, puis elle me fait signe de venir. On rejoint la voiture. C’est leur maman qui conduit. Une maman italienne qui veut absolument nous aider. Elle nous dépose là où il faut. Elle nous donne un parapluie et nous demande notre Facebook pour la contacter si jamais on a un problème. Elle me dit même de lui laisser le sac poubelle que je porte depuis ce matin, elle s’en occupera.

Une voiture s’arrête mais ne va pas dans la bonne direction. Comme il y a plusieurs voitures derrière elle, toutes ouvrent leur vitre pour nous demander où on va. C’est invraisemblable comme scène. Se sont-elles toutes arrêtées car elles s’en sentaient obligées étant donné que la première l’avait fait ? Mais de toute façon personne ne va dans notre direction.

Une énième voiture s’arrête. Le monsieur me demande si je parle anglais. Oui, un peu. Et français. Oui aussi. Il me parle alors en français il a un accent étrange. Je ne comprends pas tout de suite qu’il est français. En tous cas, il va à Cagliari. Il nous demande si on a le pass’ sanitaire. Je dis que non. Il dit qu’on va mettre le masque. Oui d’accord. 
Son langage est très soutenu. Sa manière de s’exprimer est étrange.
Dans le siège passager avant il y a sa fille. Maia. Elle a de longs cheveux noir. Quelques boutons d’acné. Je la trouve très jolie.
Le monsieur nous parle beaucoup. Il nous raconte qu’hier ils se sont fait cambrioler leur voiture de location. Il y avait leurs passeports, leurs clefs etc…

Arrivées chez Alice, on ressort assez vite. On a faim. On mange un falafel à 16h de l’après-midi, puis une glace. Puis on se met en quête de géocaches. L’une d’elle nous prend beaucoup de temps au beau milieu d’une rue passante de Cagliari. Des passants nous regardent étrangement. On finit par la trouver, un minuscule aimant caché derrière la grille d’une fenêtre. Quelle satisfaction.

A très vite,

Maëlle

1 commentaire

Les commentaires sont fermés.